fond led horticole

Le guide d’achat pour monter une chambre de culture complète à moins de 250€

Et si vous pouviez cultiver des plantes exotiques directement depuis l’intérieur de votre domicile ?

Dans ce guide nous allons vous expliquer, au cours de 17 questions, le fonctionnement d’une chambre de culture afin de vous permettre de cultiver tout types de plantes depuis votre intérieur en vous affranchissant totalement des variables liées à votre environnement.

Si vous êtes déjà familier avec ces notions, vous trouverez dans la 2ème partie, un guide des meilleurs produits pour monter une chambre de culture complète et vraiment pas chère.

Sommaire

Partie 1 : comprendre le fonctionnement d’une chambre de culture en 17 questions

[1] Qu’est-ce qu’une chambre de culture ?

Une chambre de culture est un emplacement clos et autonome, et qui est conçu et équipé pour pouvoir cultiver en intérieur des plantes en utilisant de la lumière artificielle produite par des lampes.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les chambres de cultures ne servent pas qu’à cultiver du cannabis. Elles permettent en effet la culture de tout types de plantes, que ce soit des plantes aromatiques, des plantes médicinales, des plantes potagères ou encore des plantes ornementales.

Il existe différents types de chambres de culture, mais elles sont généralement toutes constituées des mêmes éléments indispensables : d’une structure isolante, d’une source d’éclairage, et d’un système de ventilation.

Ces derniers éléments ne sont pas à négliger, car l’efficacité d’une chambre de culture dépend principalement de la capacité à contrôler l’humidité et la température à l’intérieur de cet espace fermé. Il faut également pouvoir les faire varier en fonction du temps et pour pouvoir tenter de reproduire au mieux l’alternance jour-nuit dont les plantes ont besoin. Le système de ventilation permet également de réguler la qualité de l’air et notamment la quantité de dioxyde de carbone présent dans la chambre de culture.

La culture en chambres est plus productive que la culture classique, car elle permet de reproduire artificiellement les conditions idéales de croissance des plantes et de les adapter précisément aux espèces que l’on y cultive. Les équipements d’une chambre de culture sont généralement automatisés de façon à ne pas engendrer de contraintes pour le cultivateur tout en assurant un fonctionnement régulier et stable.

Il existe des modèles en toile, que l’on appelle tentes de culture, dont le montage est très simple et qui empêchent la lumière extérieure de pénétrer. Ce sont actuellement les types de chambres de culture les plus utilisés par les particuliers.

Ci-dessous, un exemple parfait pour débuter avec une tente de culture :

[2] Comment fonctionne une chambre de culture ?

Le fonctionnement d’une chambre de culture est assez simple et repose sur les 3 principes essentiels suivants : la luminosité, la température et la qualité de l’air.

La lumière est sans aucun doute l’élément primordial pour le bon fonctionnement des mécanismes de croissance des plantes (principe de la photosynthèse). Les chambres de cultures sont donc conçues et construites en utilisant des matériaux réfléchissants (par exemple du mylar) qui vont permettre la diffusion de la source de lumière de façon égale dans tout le volume de la chambre de culture. On évitera ainsi les inconvénients typiques d’une culture en intérieur lorsque la source lumineuse est fixe (une baie vitrée, une fenêtre, un néon, etc.).

La source de lumière en elle-même sera constituée d’une lampe (à LED ou autre) placée en hauteur au-dessus des plantes, le matériau réfléchissant assurera alors la diffusion de la lumière.

Voici un exemple d’une lampe horticole à LED facile à installer :

La température à l’intérieur de la chambre sera assurée par une source produisant de la chaleur (si nécessaire) et un système de ventilation pour réguler celle-ci. Les matériaux constituant les parois de la chambre peuvent également jouer un rôle dans le maintien de la bonne température en isolant l’intérieur de la chambre de culture vis-à-vis de l’extérieur.

La qualité de l’air est un élément qu’il ne faut surtout pas négliger lorsqu’on cultive des plantes. Le système de ventilation dont nous détaillerons le fonctionnement et le matériel plus loin dans cet article sert à extraire l’air appauvri qui se trouve dans la chambre de culture pour le remplacer par de l’air frais. Il assure ainsi une circulation d’air continue dans l’espace de culture ce qui a pour effet de réguler la température (évacuation d’air chaud et apport d’air frais), de gérer l’humidité et également d’apporter suffisamment de carbone aux plantes cultivées. Le système de ventilation sert également à maintenir un flux d’air permanent, reproduisant ainsi les conditions de vie naturelles des plantes.

En résumé, on peut dire qu’il sert à reproduire le climat idéal nécessaire aux plantes.

[3] Comment équiper une chambre de culture ?

Il est très important de choisir le bon format et la bonne dimension pour votre chambre de culture, un éclairage adapté (en termes d’intensité et de spectre lumineux), un système de ventilation efficace et fiable, ainsi que des gaines d’extraction d’air adaptées, un filtre à charbon pour les odeurs si nécessaire et éventuellement un programmateur pour automatiser le fonctionnement. Le tout pourra être branché sur un ballast (transformateur) apportant l’énergie et la sécurité suffisantes.

Il peut être intéressant d’investir dans un pack complet pour monter sa chambre de culture indoor, mais pour cela il faut s’assurer que les éléments dont est constitué le pack sont de bonne qualité et qu’ils s’avèreront durables dans le temps. La plupart des offres actuelles sur le net sont malheureusement soit dépassées (de nouvelles technologies ont révolutionné ce type de culture), soit beaucoup trop onéreuses (peu d’offres, beaucoup de demandes).

Pour ne pas vous laisser démarrer sans aide au risque d’investir dans du matériel surdimensionné pour votre projet, ou au contraire dans une installation trop simple que vous devrez revoir par la suite, nous vous proposons dans à la fin de ce guide des conseils précis sur les différents éléments à prendre en considération avant de vous lancer.

Tout d’abord, réfléchissez bien à votre projet, à ses dimensions, à ce que vous voulez cultiver, au budget dont vous disposez et au temps que vous souhaitez y consacrer. Essayez également de vous projeter dans l’avenir : pour combien de temps vous lancez-vous dans cette aventure ? Voulez-vous investir durablement ou simplement vous essayer à cette forme de culture en attendant de voir si cela vous intéresse ? Des réponses à ces questions dépendront beaucoup les choix que vous serez amené à faire.

Gardez en tête que les 3 éléments indispensables et inévitables pour une bonne chambre de culture (même pour débuter) sont : la structure (tente ou autre), l’éclairage, la ventilation.

Ensuite, vous pouvez vous poser la question du besoin des autres éléments qui pourraient compléter cette base : hygromètre, thermomètre, programmateur, humidificateur, filtre, etc.

En fonction de votre installation, il peut être nécessaire d’équiper votre chambre d’un ballast (il s’agit d’un appareil conçu pour limiter et réguler le courant dans un circuit électrique). Nous détaillerons l’installation et le fonctionnement d’un ballast dans la section de cet article portant sur la sécurité.

[4] Comment choisir la bonne taille pour une tente de culture ?

Pour déterminer la taille de la tente de culture dont vous avez besoin, vous devez commencer par déterminer l’espace nécessaire pour chaque plante. Vous multiplierez ensuite l’espace pour chaque plante par le nombre de plantes que vous souhaitez y cultiver, en tenant compte de l’écartement minimum requis entre chaque pied qui dépend du type de plante (certaines poussant plus en largeur que d’autres). Généralement, la distance de plantation est indiquée pour chaque plante en pot (ou sur les sachets de graines), mais pour vous simplifier la tâche, vous pouvez vous baser sur le tableau ci-dessous qui vous permettra de calculer la distance à respecter en fonction de la densité des plantes.

Densité Distance entre les plants
1 plante au m2 1 m entre les plants
3 plantes au m2 60 cm entre les plants
4 plantes au m2 50 cm entre les plants
6 plantes au m2 40 cm entre les plants
9 plantes au m2 30 cm entre les plants

La taille de la tente de culture dépend également d’autres facteurs, dont l’un d’eux est la puissance de l’éclairage. Le tableau ci-dessous montre quelques exemples de rapports entre la puissance de la source d’éclairage HPS installée dans la tente et les dimensions de celle-ci au sol :

Puissance de l’éclairage HPS installé Dimensions au sol
400 W HPS 100 X 100 cm ; 120 X 60 cm ; 90 X 90 cm
600 W HPS 120 X 120 cm ; 150 X 75 cm
1000 W HPS 150 X 150 cm ; 240 X 120 cm

Il est essentiel d’ajuster au mieux les dimensions de la chambre de culture en fonction de la puissance d’éclairage installée. En effet, il ne faut jamais utiliser une tente de culture avec une puissance d’éclairage insuffisante, sinon vous risquez de constater une croissance faible, voire inexistante, des plantes cultivées. Inversement, une puissance d’éclairage trop élevée risque de « griller » les plantes par un excès de luminosité, mais surtout du fait de la trop grande chaleur produite par certaines lampes.

Pour la hauteur de la tente, vous devez prendre en compte la hauteur maximale que peuvent atteindre vos cultures (que l’on appelle la canopée) et y ajouter une hauteur suffisante pour que la lampe se trouve entre 75 et 90 centimètres au-dessus du sommet des plantes.

Il existe des modèles de tentes dont on peut faire varier la hauteur, ce qui peut s’avérer très utile pour l’adapter à la croissance des plantes. Si ce n’est pas le cas, il est préférable de prendre une tente plus haute et de faire ensuite varier la hauteur de la lampe par un système de suspension.

Maintenant que vous avez calculé l’espace nécessaire pour les plantes, vous devez y ajouter l’espace pour l’installation des équipements (humidificateur, ventilation, etc.).

Ce graphique indique l’intensité lumineuse reçue par les plantes en fonction de la distance à laquelle elles se trouvent de la lampe et pour les différentes puissances d’ampoules :

[5] Comment monter une tente de culture ?

Il n’est pas très difficile de monter une tente de culture, mais il est cependant important d’effectuer certaines étapes dans un ordre bien défini afin d’obtenir des résultats concluants et ne pas avoir de mauvaises surprises par la suite.

Les outils et le matériel

La première étape est de lire toutes les instructions de montage pour tous les éléments, et de vérifier avant de commencer si vous disposez bien de tous les outils nécessaires et tous les éléments non inclus.

L’assemblage de la tente de culture

Avant de commencer, assurez-vous de disposer de suffisamment d’espace à l’endroit où vous souhaitez installer votre tente.

L’assemblage se déroulera en 2 temps :

  • La construction du cadre
  • La pose de la toile

Vérifiez que tous les éléments de la structure sont présents et effectuez l’assemblage selon les instructions. Pensez à protéger votre environnement des éventuelles éclaboussures ou coulées d’eau en disposant sur le sol des bâches ou des tapis (si vous posez la tente sur un parquet par exemple).

Une fois le cadre assemblé, posez dessus la toile (en tissu, nylon ou autre matière) en veillant à ce qu’elle soit bien ajustée sur la structure, et que les systèmes d’ouverture (généralement des fermetures éclair) fonctionnent sans effort et sans contraintes.

Installer la source d’éclairage

Une tente de culture efficace, c’est-à-dire qui permet une bonne croissance des plantes, s’appuie sur un bon système d’éclairage. Il s’agit en effet d’un des éléments les plus importants, car lorsque les lampes sont insuffisantes, la croissance des plantes stagnera ou même dans certains cas elles dépériront ; en revanche, si l’éclairage est trop puissant pour l’installation, elles produiront une trop grande chaleur qu’il faudra alors tenter d’évacuer et contrôler.

Lors de l’installation, il peut être judicieux de fixer la source d’éclairage en suspension en utilisant un système de poulies qui permettra de faire varier la hauteur de la lampe quand les plantes pousseront. Il est en effet important que l’écart entre la lampe et le haut des plantes (la canopée) soit toujours suffisamment important pour que celles-ci ne « grillent » pas. Voir plus loin les précisions sur l’éclairage.

Si les lampes sont fournies avec des supports d’accrochage (barre transversale par exemple), il est conseillé d’utiliser ces éléments de montage appropriés.

Certains modèles sont également vendus avec des sortes de hottes au centre desquelles la lampe est fixée. Ces équipements font office de réflecteur pour diriger l’éclairage vers le bas de la tente de culture et donc vers les plantes.

Pour finir, il est essentiel de bien regrouper l’ensemble des câbles de façon à éviter un éventuel problème électrique et limiter les risques. Pour cela, vous pouvez utiliser des gaines ou des liens de regroupement de câbles vendus à cet effet.

Mettre en place le système de ventilation

Commencez par définir quel est le meilleur emplacement pour installer l’extracteur d’air (voir le paragraphe qui est consacré au système de ventilation plus loin). Si vous souhaitez installer un filtre à charbon, étudiez la façon dont il doit être raccordé à l’extracteur d’air avant de débuter l’installation de celui-ci.

Fixez le ventilateur d’extraction (extracteur) de façon à ce que l’entrée d’air de celui-ci soit tournée vers l’intérieur de la tente de culture et la sortie d’air vers l’extérieur. Raccordez éventuellement le filtre à charbon à l’entrée de l’extracteur en utilisant une gaine adaptée. Si la sortie du ventilateur n’est pas directement raccordée au trou d’aération supérieur de la tente, utilisez une gaine adaptée pour effectuer ce raccord. Le flux d’air extrait par le ventilateur doit impérativement sortir à l’extérieur de la tente (directement ou après passage dans une gaine). Effectuez ensuite le branchement électrique du système de ventilation en respectant les consignes de sécurité.

Le contrôle de la température et la programmation

Afin de contrôler et de gérer les conditions climatiques à l’intérieur de votre chambre de culture, il peut être nécessaire de vous équiper en matériel de mesure de la température, de l’hygrométrie, etc. Afin d’obtenir des mesures précises, il est conseillé d’installer ces appareils de surveillance au plus proche des plantes qui seront cultivées dans la tente. Placés trop loin de celles-ci, vous n’aurez que des mesures incomplètes ou faussées de la zone de culture de vos plantes.

Un programmateur est un équipement optionnel, mais qui peut s’avérer très utile pour contrôler et faire varier précisément les conditions de luminosité à l’intérieur de la chambre en reproduisant les alternances du jour et de la nuit ou les variations de besoins en fonction de la période de croissance.

Vérifier la sécurité de l’installation

Avant de faire quoi que ce soit d’autre, vérifiez bien que tous vos branchements électriques respectent les conditions et normes de sécurité. Vérifiez bien que les câbles et surtout les raccords et prises électriques sont suffisamment éloignés des zones qui peuvent se trouver mouillées suite aux arrosages ou pulvérisations des plantes. De manière générale, assurez-vous que rien dans votre tente de culture ne puisse devenir une source de danger.

Sur ce schéma, vous pouvez voir les différents éléments et leur position dans la chambre de culture (en bleu clair les flux d’air entrants et en violet les flux d’air sortants) :

  1. Extracteur
  2. Intracteur
  3. Réflecteur (éclairage)
  4. Ballast

[6] Comment bien choisir une lampe horticole ?

Nous allons aborder ici de façon synthétique les points clés pour bien choisir une lampe horticole pour chambre de culture. Si vous souhaitez approfondir ces points et obtenir des informations plus précises, n’hésitez pas à consulter la page d’accueil.

Le prix

De manière générale, la qualité de fabrication est un élément majeur dans la détermination du prix de tout équipement. Les options proposées, telles que ventilateurs, dissipateurs et autres feront également varier le montant du produit.

La puissance de la lampe a également un impact important sur le cout de l’équipement.

La puissance

Lorsque vous choisissez une lampe horticole (mais c’est également le cas pour tout type d’éclairage), sa puissance est le premier point à considérer puisqu’elle indique la quantité de lumière qu’elle produira et dont vos plantes pourront bénéficier.

Cependant, il serait une erreur de penser qu’une lampe plus puissante est meilleure pour les plantes ! En effet, il faut prendre en compte la capacité d’absorption de celles-ci pour déterminer la puissance la plus adaptée.

Le spectre lumineux

Le spectre lumineux est une notion cruciale dans la culture des plantes. Il s’agit des longueurs d’onde émises par la source de lumière, que ce soit le soleil ou une lumière artificielle. En effet, les plantes n’utilisent pas toutes les parties du spectre lumineux, et toutes les plantes n’utilisent pas les mêmes nuances de ce spectre. En synthèse, on peut dire qu’elles utilisent plutôt les nuances bleues et violettes en phase de croissance et plutôt les rouges et oranges en phase de floraison.

La surface

La surface de votre tente de culture influera également sur le choix de vos LED horticoles. Il est inutile (et peu économique) d’éclairer une surface plus grande que nécessaire et inversement il est contreproductif d’éclairer une trop petite surface.

Lors du choix de l’éclairage, veillez donc à choisir l’ouverture d’éclairage (ou la couverture lumineuse) des lampes qui dépend de l’angle de leurs lentilles. De cette ouverture dépendra directement la surface éclairée.

Le graphique ci-dessous montre les rapports entre la luminosité, la surface éclairée et la distance par rapport à la source lumineuse.

L’alimentation électrique

Les lampes à LED doivent être alimentées par un transformateur, car elles ne supportent pas le courant domestique à 230 V. Le choix de cet élément est important, car de sa qualité dépendra la durée de vie de vos lampes et la stabilité de leur éclairage.

Le refroidissement

Même si les lampes à LED produisent moins de chaleur que d’autres types de lampes, il faut prendre en compte ce problème et veiller au système de refroidissement, surtout dans le cadre d’une utilisation dans une chambre de culture.

Les deux techniques de refroidissement des ampoules que l’on peut trouver sur le marché sont la dissipation passive et la dissipation active.

La première s’appuie sur la simple présence de pièces de métal (passives), placées en contact avec l’ampoule, qui dissipent la chaleur naturellement dans l’air et donc diminue la température dans la lampe.

La deuxième technique utilise des ventilateurs (actifs) qui extraient l’air chaud afin que de l’air plus frais vienne le remplacer à la surface de la lampe.

Il existe également des systèmes mixtes qui allient ces 2 techniques.

Le bruit

Si vous utilisez des lampes à dissipation active (avec ventilation), il faut veiller à la qualité des ventilateurs pour éviter qu’ils ne génèrent trop de bruit.

Les alimentations et transformateurs de mauvaise qualité peuvent également être la source de bruits gênants (grésillements, sifflements, etc.).

L’étanchéité

Puisqu’elles seront utilisées dans un environnement relativement humide, l’étanchéité des lampes doit être prise en considération.

Il existe un indice qui s’appelle l’Indice de Protection (norme européenne) qui permet de connaître le niveau d’étanchéité d’un équipement. Le deuxième chiffre de cet indice (IP) indique l’étanchéité d’un élément aux liquides (note de 0 à 8). Par exemple, un indice IP 68 indique une lampe totalement étanche à l’eau tandis qu’une lampe notée IP 64 ne sera résistante qu’aux éclaboussures. Cet indice est normalement précisé sur chaque équipement électrique.

[7] De combien de watts ai-je besoin pour une chambre de culture ?

Il existe plusieurs façons de mesurer l’intensité d’une lampe. La plus courante mais pas forcément la plus précise est la puissance qui s’exprime en Watt. Si vous souhaitez vous faire une idée rapide de la puissance nécessaire pour votre chambre de culture, vous pouvez vous référer au tableau ci-dessous qui indique la surface de culture qui peut être éclairée en fonction des watts produits par une lampe. L’indication de la hauteur de la lampe est également précisée dans ce tableau (distance lampe à canopée) :

Puissance de la lampe Distance de la lampe à la canopée Surface couverte
150 W 17 cm 0,6 m x 0,6 m
250 W 25 cm 0,8 m x 0,8 m
400 W 30 cm 1,0 m x 1,0 m
600 W 40 cm 1,2 m x 1,2 m
1000 W 53 cm 1,5 m x 1,5 m

Mais si vous souhaitez plus de précision, plutôt que les Watts qui sont une mesure d’énergie, il est préférable d’utiliser l’unité de mesure de la quantité de lumière (PPFD) qui est exprimée en µmol/m2/s. Cette unité représente la quantité de photons atteignant réellement à chaque seconde une surface d’un mètre carré. Concrètement, elle indique la dose de lumière que vont recevoir les plantes placées sous la lampe.

Le tableau ci-dessous donne la quantité de lumière nécessaire à plusieurs plantes. Ces indications vous permettront de choisir la puissance de lampe la mieux adaptée à vos cultures.

Plante PPFD min. (en µmol/s/m²) PPFD max. (en µmol/s/m²)
Tomate 170 200
Poivron 70 130
Concombre 100 200
Orchidée Phalaenopsis 80 130
Orchidée Dendrobium 130 260
Bromelia 40 60
Anthurium 60 80
Kalanchoe 60 105
Chrysanthème 40 60
Rose 40 60
Géranium 40 60
Tulipe 25 40
Gerbera 80 105
Freesia 70 105
Lisianthus 170 200

[8] Comment augmenter ou diminuer le taux d’humidité dans une chambre de culture ?

Il est très important d’avoir un degré d’humidité adapté dans une chambre de culture. Une atmosphère trop humide risquerait d’entrainer des maladies pour vos plantes (champignons, parasites, etc.), tandis qu’une atmosphère trop sèche pourrait entrainer un ralentissement (voire un arrêt) de leur croissance.

Il faut évidemment tenir compte du besoin d’humidité de chaque type de plante afin d’adapter celle de votre chambre de culture en conséquence.

Pour pouvoir contrôler l’humidité, il faut avant tout pouvoir la mesurer en dotant votre installation d’un appareil tel qu’un thermo-hygromètre qui mesure également la température. Comme nous le verrons plus tard, humidité et température sont souvent liées et les moyens de les réguler vont généralement de pair. Thermomètres et hygromètres peuvent bien entendu être des appareils séparés.

Pour augmenter l’humidité dans une chambre de culture, il n’y a qu’un seul moyen : y faire entrer de l’eau, soit par arrosage, soit par pulvérisation ou encore en installant un humidificateur.

Inversement, pour faire baisser l’humidité dans une chambre de culture, il faut diminuer la quantité d’eau, mais surtout utiliser un système d’extraction/ventilation qui remplacera l’air humide par un air plus sec venant de l’extérieur.

La quantité d’eau présente dans l’air ambiant (appelée plus communément humidité et plus scientifiquement hygrométrie) s’exprime sous forme de pourcentage (%) ; il s’agit du pourcentage d’eau en suspension dans l’air.

En règle générale, un taux d’humidité de 50 % sera adapté à la majorité des plantes pour l’ensemble de leur cycle de croissance et de floraison.

Certaines plantes ont cependant besoin de plus d’humidité, comme les tomates par exemple qui requièrent un taux d’humidité de 70 % à 80 % pour produire des fruits bien juteux (une tomate étant constituée à 95 % d’eau).

Inversement, les plantes dites succulentes (euphorbes, etc.) n’ont besoin que de 10 % à 30 % d’humidité dans l’air (c’est-à-dire un air très sec).

On peut également faire varier le taux d’humidité en fonction de la période : une plante en phase de croissance nécessitera une hygrométrie de 50 % à 70 %, tandis qu’en période de floraison un taux de 45 à 50 % sera conseillé.

Voici un tableau synthétique présentant le pourcentage d’humidité idéal nécessaire par catégories de plantes

Catégorie de plante Pourcentage d’humidité idéal
Cactus et plantes grasses Humidité très basse (moins de 30 %)
Fougères, plantes vertes, plantes à fleurs d’origine tempérée Entre 30 % et 50 %
Plantes d’origine tropicale, plantes à fruits Entre 50 % et 75 %

[9] Comment faire baisser ou augmenter la température dans la chambre de culture ?

La température recommandée à l’intérieur de la chambre de culture dépend fortement des plantes qui y sont cultivées. Le plus simple pour ne pas faire d’erreur est de regarder quelles sont les températures idéales de croissance des plantes dans leur habitat naturel. Il ne vous restera plus ensuite qu’à maintenir cette température idéale la plus stable possible. Attention cependant à diminuer légèrement la température lorsque la lumière diminue (lors des cycles jours/nuit par exemple) afin que celle-ci soit conforme aux conditions de fonctionnement de la photosynthèse.

La baisse de température de nuit ne doit pas être trop importante (pas plus de 10 °C d’écart).

Pour une mesure vraiment significative et utile, il est important de prendre en compte la hauteur de la plante par rapport au thermomètre. En effet, plus la plante sera haute, plus elle sera proche de la source de lumière et donc de la chaleur (de plus, comme tout le monde le sait, la chaleur monte).

Venons-en maintenant à la question de la régulation de la température. C’est la variation de la vitesse du système de ventilation qui vous permettra de faire varier le plus rapidement et efficacement la température dans l’espace clos que constitue la chambre de culture : en augmentant le débit d’extraction de l’air chaud (et donc son remplacement par de l’air frais), vous faites baisser la température. Inversement, en ralentissant la vitesse d’extraction, la chaleur à l’intérieur augmente.

Mais ce n’est pas si simple qu’il y paraît, car la température extérieure à la chambre de culture (c’est-à-dire celle de la pièce dans laquelle elle est installée) peut elle-même varier en fonction de la saison ou des moments de la journée. D’où l’importance de bien choisir l’emplacement (voir le paragraphe sur ce sujet). Il vous faudra donc régulièrement contrôler la température et faire varier la ventilation afin de la stabiliser.

Pour automatiser le système, il est possible de brancher la régulation de l’extracteur sur un thermostat qui ajustera ainsi la vitesse de ventilation au besoin de refroidissement ou de réchauffement.

[10] Quel type de ventilation installer pour une chambre de culture ?

Les deux éléments indispensables pour assurer la ventilation de la chambre de culture sont un extracteur d’air et une entrée d’air. Comme son nom l’indique, le premier sert à extraire l’air appauvri qui se trouve déjà présent dans la chambre. L’entrée d’air sert à faire entrer dans la chambre de l’air venant de l’extérieur et peut être constituée d’un système passif, c’est-à-dire une simple ouverture (voir plus loin) ou d’un système actif appelé intracteur.

L’extracteur est placé en haut de la chambre et sa fonction principale est de diminuer la quantité d’air vicié afin d’éviter que les plantes n’étouffent, mais également afin d’éviter la stagnation de l’humidité dans la chambre de culture. Les moisissures et un grand nombre de parasites attaquant les végétaux prolifèrent en effet dans des environnements humides.

L’intracteur est placé en bas de la chambre afin de remplacer l’air qui sort par l’extracteur par un air plus sain venant de l’extérieur.

Ce renouvellement continu va créer un flux d’air dans la chambre de culture, ce qui est très utile pour les plantes, notamment parce que cela facilite les échanges gazeux via les stomates (ouvertures naturelles à la surface des feuilles ou des tiges) et reproduit les mouvements naturels de l’air et du vent.

L’intracteur doit avoir une vitesse de ventilation légèrement inférieure à celle de l’extracteur.

Pour en savoir plus sur le calcul de la puissance de la ventilation, vous pouvez vous référer au chapitre suivant.

Si vous utilisez une simple ouverture au lieu d’un intracteur en bas de votre chambre pour faire entrer l’air, il vous faudra veiller à ce que l’extracteur ait une puissance suffisante et soit suffisamment fiable pour assurer tout le travail de renouvellement.

[11] Comment calculer la puissance de ventilation nécessaire pour la chambre de culture ?

Comme nous l’avons vu précédemment le système de ventilation d’une chambre de culture s’appuie sur deux facteurs essentiels : l’évacuation de l’air chaud pauvre en CO² et l’arrivée d’un nouvel air plus frais. Cette arrivée d’air peut se faire par un intracteur décrit plus haut ou simplement par une ouverture située en bas de la chambre provoquant un appel d’air pour remplacer l’air extrait.

La puissance d’un extracteur d’air se mesure en m3/h. Il s’agit de la quantité d’air (en mètre cube) que celui-ci peut évacuer en une heure. Dans le tableau ci-dessous, vous pourrez trouver la puissance nécessaire pour l’extraction d’air en fonction de la dimension de la chambre de culture (colonne bleue à gauche) et de la puissance de l’éclairage. En effet, comme nous l’avons vu, l’éclairage produit de la chaleur dans la chambre de culture et il faut donc tenir compte de sa puissance pour la ventilation.

Dimensions de la tente HPS 250 W HPS 400 W HPS 600 W HPS 800 W HPS 1000 W HPS 1200 W
60 x 60 cm 225 m3/h
70 x 70 cm 225 m3/h
80 x 80 cm 225 m3/h 325 m3/h
90 x 90 cm 225 m3/h 325 m3/h
100 x 100 cm 325 m3/h 680 m3/h
110 x 110 cm 325 m3/h 425 m3/h
120 x 120 cm 325 m3/h 425 m3/h 680 m3/h
130 x 130 cm 325 m3/h 425 m3/h
140 x 140 cm 325 m3/h 425 m3/h 680 m3/h
150 x 150 cm 325 m3/h 425 m3/h 680 m3/h
160 x 160 cm 325 m3/h 425 m3/h 680 m3/h
170 x 170 cm 425 m3/h 680 m3/h
180 x 180 cm 425 m3/h

[12] Comment installer un extracteur d’air dans une chambre de culture ?

Le schéma ci-dessous montre comment doivent être installés un extracteur et un intracteur d’air dans une tente de culture pour un effet optimum.

Les règles importantes sont de toujours placer l’intracteur (ou l’ouverture si vous optez pour une aération passive) en bas de la tente et l’extracteur en haut de celle-ci. Comme vous le voyez sur le schéma, le flux d’air se fera alors entre ces deux éléments. Il est donc primordial de les éloigner l’un de l’autre et de les mettre en opposition dans la chambre afin que le flux d’air traverse bien toute celle-ci. Si dans le schéma ci-dessous ils étaient placés sur le même côté de la chambre, le flux d’air remonterait le long de la paroi au lieu de passer par le milieu comme illustré ici par les flèches vertes. Les plantes ne profiteraient alors pas pleinement du flux et du renouvellement d’air.

Les extracteurs et intracteurs doivent être placés les plus proches possible des parois et les gaines doivent (lorsque c’est possible) se situer plutôt à l’extérieur de l’espace de culture afin d’éviter les déperditions et d’optimiser au maximum le renouvellement.

Les éléments que nous nommons extracteurs et intracteurs sont en réalité des appareils similaires : il s’agit de ventilateurs qui aspirent l’air d’un côté et la rejettent de l’autre côté. La seule différence entre les deux est le sens dans lequel on installe le ventilateur : l’extracteur prend l’air à l’intérieur tandis que l’intracteur fait l’inverse. Il est donc important de ne pas faire d’erreur au montage en les installant dans le même sens ou en les inversant entre le haut et le bas.

[13] Comment éviter les odeurs dégagées par une chambre de culture ?

Il est possible que vous soyez dérangé par des odeurs désagréables émanant de la chambre de culture en sortie de la gaine d’extraction. Il existe plusieurs façons de remédier à ce problème, mais l’une des plus efficaces, et sans doute celle qui offre le meilleur rapport qualité/prix, est le filtre à charbon actif. Il s’agit d’un cylindre rempli de charbon actif que va traverser l’air vicié avant d’être évacué. Les propriétés du charbon actif vont lui permettre de piéger les particules odorantes et d’en libérer ainsi l’air. Celui-ci sort alors de la gaine sans odeur (ou du moins avec une odeur fortement atténuée).

Le filtre à charbon s’installe généralement à l’entrée de l’extracteur. Il est également possible d’en installer un à l’entrée de l’intracteur ce qui peut bloquer un certain nombre de nuisible provenant de la pièce où est installée la chambre de culture.

Ce sujet n’est pas anodin, car toutes les plantes ne sentent pas la rose ; voici une petite liste non exhaustive de plantes qui dégagent des odeurs particulièrement désagréables, pour lesquelles l’utilisation de filtres à charbon est fortement recommandée si vous voulez éviter les désagréments dans votre intérieur : L’Arum Titan dégage une odeur particulièrement forte de chair en décomposition, mais étant donnée sa taille impressionnante il est peu probable que vous souhaitiez le cultiver en chambre ; de la même famille, l’Arum Maculatum dégage une forte odeur d’excréments ; le Chénopode fétide est une plante annuelle rampante qui a une odeur assez persistante de poisson pourri ; l’orchidée Himantoglossum hircinum dégage quant à elle une odeur de bouc ; etc.

[14] De quelle manière réduire le bruit provenant de la chambre de culture ?

L’un des inconvénients majeurs des chambres de cultures est le bruit qu’elles peuvent produire et qui peut s’avérer assez gênant en fonction de leur emplacement dans votre intérieur.

Ces bruits sont le plus souvent générés par les appareils de ventilation, que ce soit ceux utilisés pour extraire l’air, ceux utilisés pour régler la température ou encore les ventilateurs chargés de refroidir les appareils électriques (le ballast par exemple).

La meilleure façon de réduire les bruits est d’utiliser des équipements que l’on appelle des silencieux. Il s’agit d’éléments qui s’installent à la sortie des flux d’air (extracteur, tuyaux, gaines, etc.) et atténuent significativement le bruit généré par ces sorties d’air (jusqu’à 1/3 du bruit initial).

Il existe également des conduits acoustiques (ou conduits insonorisés) qui réduisent considérablement les turbulences de l’air qui circule à l’intérieur. En réduisant les turbulences, cela réduit d’autant le niveau de bruit produit par celles-ci.

Mais avant de réduire le bruit provoqué par un ventilateur ou un extracteur, il est préférable de commencer par s’assurer que celui-ci est le plus silencieux possible. Généralement, le niveau de décibel (dB) que produit un système d’aération est indiqué sur les caractéristiques de celui-ci. Il est donc à prendre en compte au moment de l’achat.

[15] Quelle serait la meilleure disposition pour une chambre de culture ?

Nous avons surtout évoqué jusqu’ici l’équipement et l’agencement d’une chambre de culture, mais il faut aussi être conscient que l’emplacement de la chambre elle-même dans votre environnement est essentiel et doit être pris en considération dès la conception.

Si vous disposez d’un espace inoccupé chez vous, cela peut constituer un excellent point de départ. L’idéal serait un endroit où la température est assez constante toute l’année, un sous-sol par exemple, ou une pièce au nord. Si vous disposez d’une maison, il sera plus facile d’y trouver ce genre d’emplacement. Mais rassurez-vous, si vous vivez en appartement il est tout à fait possible d’y installer une chambre de culture en faisant preuve d’un peu d’imagination et d’adaptation.

Quel que soit votre cas, privilégiez un endroit relativement isolé où il y a peu de passage. L’aspect esthétique est également à prendre en compte lors du choix de l’emplacement.

Un emplacement où la lumière extérieure ne viendra pas perturber le système d’éclairage de la chambre est à privilégier également. Il en est de même pour la température de la pièce où vous l’installer (celle-ci doit être la plus constante possible). Pour prendre un exemple, la proximité d’une baie vitrée autour de laquelle la luminosité et la chaleur pourront être très élevées par moment et très basse à d’autres est à éviter.

Cela peut paraître évident, mais pensez aussi à tous les désagréments que peut apporter une chambre de culture avant de vous décider sur son emplacement (esthétique, bruit, odeurs, humidité, etc.). En effet, il serait dommage de devoir la déplacer par la suite (voire d’arrêter de l’utiliser) parce que vous avez du mal à supporter votre chambre de culture au quotidien !

Pensez également aux aspects pratiques lors de l’utilisation de la chambre de culture : distance au point d’eau, facilité de nettoyage, accès, etc.

[16] Comment sécuriser une chambre de culture ?

Par nature, une chambre de culture est un assemblage de deux éléments qui ne font généralement pas très bon ménage lorsqu’ils sont réunis : l’eau (ou l’humidité) et l’électricité.

La sécurité de votre chambre de culture doit être votre priorité pour éviter toute situation potentiellement dangereuse.

La première règle est de toujours respecter les consignes de branchement des appareils et de tenir au maximum éloigné les raccords, branchements, prises et, plus généralement, tous les appareils électriques des sources d’eau et d’humidité.

Ne pas laisser trainer de câbles au sol ou en suspension pour éviter des accidents.

Tous vos appareils doivent être branchés sur une prise de terre et un disjoncteur doit pouvoir couper le courant en cas de surcharge ou de court-circuit.

Le sol ne doit pas être glissant lorsqu’il est mouillé ou humide pour éviter les risques de glissade et de chutes.

Lors de l’utilisation de la chambre de culture, limitez l’arrosage et l’humidification aux plantes et évitez les projections vers les appareils électriques.

Le ballast électronique

Le ballast est un équipement de type transformateur qui permet de réguler le courant pour l’éclairage et les autres appareils électriques de votre installation.

Il existe des ballasts magnétiques, mais leur rendement est moins bon que les modèles électroniques et ils sont beaucoup plus bruyants. Nous vous recommandons donc l’utilisation d’un ballast électronique.

La stabilité du courant issu d’un ballast électronique vous permettra de prolonger de façon significative la durée de vie de vos lampes et d’assurer à vos cultures un éclairage stable.

Le schéma ci-dessous montre un exemple d’utilisation de ballast dans une installation assez complexe de chambre de culture :

La section des câbles

Pour la sécurité de votre installation, il est très important de veiller à ce que la section des câbles soit toujours suffisante par rapport à la puissance des appareils auxquels ils fournissent le courant. En effet, si la section est trop faible les câbles peuvent chauffer, fondre et provoquer des courts-circuits ou des départs d’incendies.

Il est conseillé de toujours utiliser une section de câble plus grande que ce que prévoit la norme en fonction de la puissance de l’appareil alimenté. Ainsi vous éviterez toute surprise désagréable.

Si vous mixez 2 types d’appareils (éclairage et prises), il faut utiliser la section de câble la plus large, c’est-à-dire celle des prises électriques :

Exemple :

  • Éclairage : 1,5 mm²
  • Prise électrique : 2,5 mm²
  • Circuit électrique mélangé (prise + éclairage) : 2,5 mm²

Le tableau ci-dessous vous guidera pour définir la section de câble adaptée à votre installation pour éviter tout risque de surchauffe :

Puissance maxi (en Watt) Intensité maxi (en Ampère) Section (en mm²)
1,5 2,5 4 6 10 16 25
500 2,3 100 165 265 395
1000 4,6 50 84 135 200 335 530
1500 6,8 33 57 90 130 225 355 565
2000 9 25 43 68 100 170 265 430
2500 11,5 20 34 54 80 135 210 340
3000 13,5 17 29 45 66 110 180 285
3500 16 14 24 39 56 96 155 245
4000 18 21 34 49 84 135 210
4500 20 19 30 44 75 120 190
5000 23 27 39 68 105 170
Longueur (en Mètre)

[17] Comment nettoyer une chambre de culture ?

Dans la nature, il n’est bien évidemment pas utile de faire le ménage autour des plantes, mais dans un espace fermé comme une chambre de culture, il est impératif de veiller à la propreté en nettoyant régulièrement le sol (coulées de terre, traces d’eau, feuilles sèches, fleurs fanées, résidus de taille, etc.).

En maintenant toujours propre votre chambre de culture, vous éviterez d’éventuelles propagations de maladies, de parasites, insectes, etc., mais vous répondrez également au besoin de sécurité des appareils et branchements électriques (voir le paragraphe dédié à ce sujet).

Il faut également vérifier régulièrement si les équipements d’irrigation, d’humidification et d’extraction d’air ne sont pas encrassés de résidus qui risqueraient d’amener une prolifération bactérienne néfaste pour vos cultures.

Pour éviter les problèmes, il est fortement conseillé de nettoyer la chambre de culture après chaque intervention (taille, arrosage, rempotage, etc.) et de contrôler de façon régulière le sol et les tuyaux.

Si vous utilisez des filtres à charbon, ils doivent être changés de façon régulière, car leurs propriétés diminuent avec le temps. La fréquence de remplacement d’un filtre à charbon est en principe précisée sur ses caractéristiques.

Partie 2 : Comment monter une chambre de culture à moins de 250€ ?

La plupart des chambres de cultures disponibles sur internet sont généralement proposées aux alentours de 450€.

Elles sont le plus souvent dépourvues des dernières technologies d’éclairage (avec des avantages de consommation électrique indéniables), d’une solution complète pour automatiser le système, voir d’un équipement pour en extraire les mauvaises odeurs. En bref, elles sont le plus souvent dépassées, incomplètes, voir inadaptées pour des petites cultures intérieures.

Pourtant, il est possible de monter une chambre de culture deux fois moins chère pour un résultat complet, simple, et silencieux. Votre facture d’électricité sera également bien allégée.

Un des autres avantages, qui raviront les novices du bricolage, concerne la facilité de connexion entre les différents appareils. Inutile ici de connecter de manière fastidieuse :

  • ampoules
  • réflecteur
  • ballast
  • programmateur
  • câbles électriques
  • etc…

Tout est directement inclus dans les différents articles proposés.

Dans ce guide, nous nous appuierons essentiellement sur les produits du site Amazon, pour la compétitivité de leurs prix, la rapidité de livraison, ainsi que pour les nombreux avis clients. Leur service client est également l’un des plus performants du secteur de la vente sur internet. Enfin, cela vous permettra de commander l’ensemble des produits sur un seul et même site.

Les 4 produits de base pour une première chambre de culture

Le budget de 250€ est indicatif et permettra le montage complet de la chambre de culture. Évidemment, il ne comprend pas les différents accessoires liés à la culture des plantes comme les pots, les arrosoirs, les substrats, les engrais ou encore les différents appareils pour augmenter ou la diminuer les températures ou le taux d’humidité. Ces facteurs dépendent essentiellement du type de plantes que vous souhaitez cultiver. Un cactus n’aura pas les même besoin qu’une plante carnivore par exemple mais toutes les plantes auront besoin d’un renouvellement d’air et d’un système d’éclairage performant.

La tente de culture

Pour commencer notre installation, nous allons nous intéresser à la base de notre structure : la tente de culture. Nous avons volontairement sélectionné un petit modèle qui ne prendra pas beaucoup de place dans votre intérieur mais qui sera suffisant pour cultiver au moins une plante de taille moyenne. Intelligemment conçue, le montage ne nécessite aucun outil et pourra être réalisé en 15mn. Solide, la tente dispose de cordon au niveau de l’aération pour accueillir l’extracteur d’air. A noter les frais de livraison de 15€ compris dans notre budget de 250€. A ce prix là, vous ne trouverez pas mieux.

L’extracteur d’air

Pour ce qui concerne l’extracteur d’air, le modèle proposé sera disposé en amont de la tente de culture. Suffisamment puissant, et au vu de la taille de la chambre de culture, il ne sera pas nécessaire d’y ajouter un intracteur en entrée (intraction passive). Cet extracteur d’air de 10cm de diamètre (adapté à la sortie de la tente) possède l’avantage d’être relativement silencieux. Au vu de l’installation, aucun risque de déformation aux niveaux des pales. Si vous n’en possédez pas, pensez à prendre également une fiche mâle pour la connexion électrique.

Le filtre à air

Afin d’éviter les mauvaises odeurs, le filtre à air proposé sera connecté avant l’extracteur d’air. Le diamètre du conduit d’entrée est de 10cm, tout comme l’extracteur d’air, puis de 20cm au total. La qualité du produit est incontournable dans le milieu.

La lampe horticole

Enfin, dernier appareil indispensable pour votre chambre de culture : la lampes à LED horticole. Le modèle proposer ne demande aucun montage spécifique. Muni de 4 petites chaînes métalliques reliées à un crochet, il vous suffit d’accrocher la lampe aux barres situées au sommet de la tente et c’est tout.

De nombreux autres avantages :

  • Ne nécessite pas l’installation d’un ballast
  • Pas de lampe à changer
  • Pas de chaleur
  • Adapté aussi bien pour la croissance que pour la floraison
  • Faible consommation
  • Silencieux

N’hésitez pas à consulter les nombreux avis clients sur la fiche produit.

Récapitulatif

Pour récapituler, voici les 4 produits qui vont vous permettre de mettre en place votre culture, d’y contrôler la ventilation, de supprimer les mauvaises odeurs et d’obtenir un éclairage efficace.

Les 4 produits complémentaires pour mesurer les paramètres de culture et relier les différents composants

Afin de réaliser l’installation des différents produits vous allez devoir les connecter entre eux et pouvoir relever les différents paramètres nécessaires à la bonne culture de vos plantes.

Le thermomètre – hygromètre

Afin de mesurer précisément la température et le taux d’humidité contenu dans l’air de votre chambre de culture, le thermomètre – hygromètre vous sera indispensable pour contrôler les paramètres de culture. Sans lui, vous avancerez à l’aveuglette. Évidemment, celui-ci est à placer à l’intérieur de la tente.

Les cordes et crochets de suspension

Les cordes et crochets de suspension vont permettre de sangler fermement le filtre à charbon qui sera relié à l’extracteur d’air au sommet de la tente de culture. Réalisé en nylon et en acier inoxydable, ces articles sont parfaitement adaptés pour ce type d’usage.

La gaine

La gaine en aluminium va vous permettre de raccorder le filtre à charbon à l’extracteur d’air. Ce flexible est adapté au diamètre de chacun de ces appareils (10cm) et pourra être fixé à l’aide des 2 colliers de serrages fournit avec le produit.

La multiprise

La multiprise va vous permettre de connecter votre lampe et votre extracteur d’air à votre réseau électrique. Comme cela a été répété à plusieurs reprises durant ce guide, ne placez jamais cette multiprise à l’intérieur de votre chambre de culture. Elle devra toujours être située à l’extérieur. Les 2 autres blocs restant vous permettront, si besoin, de connecter d’autres appareils pour contrôler le taux d’humidité ou de température.

Récapitulatif

Le total avec ces 8 produits est donc inférieur à 250€. Ils vous permettront de monter une première chambre de culture avec des appareils de bonne qualité, silencieux, qui tiendront sur la durée.

Les options qui vous aideront à garder le contrôle et la sécurité

Ces produits ne sont pas indispensables pour faire fonctionner votre chambre de culture, mais peuvent réellement vous aider à sécuriser et contrôler votre installation. Ils ne sont pas compris dans le budget de 250€ mais méritent réflexion selon le confort que vous souhaitez.

Caméra de surveillance

Surveillez vos cultures d’où que vous soyez avec une caméra de surveillance parfaitement adaptée à l’environnement humide de votre chambre de culture.

Boule extincteur automatique

Même si l’ensemble des produits cités dans ce guide ont été spécialement conçu pour un usage avec un haut taux d’humidité, il peut parfois être effrayant d’utiliser des produits électroniques dans cette atmosphère. Si vous souhaitez avoir une sécurité supplémentaire avec votre installation, vous pouvez opter pour une Fire Ball automatique. Ces boules se déclencheront comme un extincteur en cas de contact avec une source de chaleur supérieure à 70C. Une alarme se déclenchera également pour vous avertir. De quoi dormir sur vos deux oreilles.

Conclusion

Vous l’aurez compris, il n’est pas indispensable de dépenser entre 450€ et 500€ pour monter une chambre de culture complète. Notre pays manque malheureusement d’offres sur le marché ce qui poussent les fournisseurs à proposer des produits obsolètes à des prix exorbitants. Bien entendu, notre tutoriel ne conviendra pas si vous souhaitez produire avec de très importants volumes, mais il sera largement suffisant pour un amateur qui voudra s’essayer facilement à ce mode de culture et obtenir de très bon résultats.

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